Historique de Miélan

Miélan est une bastide française du XIIIe siècle. Elle est implantée à un point stratégique, au sommet d'une crête séparant les bassins de l'Adour et de la Garonne,au croisement de deux voies romaines: PYRENEES à BORDEAUX pour la direction sud-nord et BAYONNE - TOULOUSE pour la direction ouest-est.                                                                                                                                                                                                                                                           Elle possède un riche passé qui mérite d'être révélé.

Le 22 juillet 1284, Bernard de la Roche fonde, près de son château du Barray, la bastide de Miélan.

Le point central se situait à l'emplacement de la place du Padouen actuelle, l'église Saint Jean, église de la paroisse se trouvait à quelques dizaines de mètres vers l'est de cette place. Quelques pierres subsistent de ce premier lieu du culte.

La bastide de Miélan, est crée en paréage avec le roi Philippe le Hardi, représenté par le Sénéchal de Beaumarchés.

La fondation de Miélan coïncide avec la période de réchauffement climatique et la grande entreprise d'expansion de l'agriculture et des nouvelles méthodes de culture sous l'impulsion des monastères.

Durant la guerre de Cent Ans, Miélan ne fut pas à l'abri des malheurs du temps.

En 1368, elle est rançonnée par Henri de Transtamare en route pour l'Espagne et détruite en 1370 par les Gasco-anglais.

Reconstruite dès l'année suivante avec l'aide du roi de France Charles V, plus haut vers le sommet de la crête, pour occuper un emplacement plus facile à défendre, sous les murs du château.

En 1387, Arnaud Guilhem de Monlezun achète la quatrième partie de Miélan à Gaillard de la Roche.

En 1450, nouvel épisode guerrier, relaté dans un démembrement de ses biens que fait plus tard, en 1634, Emmanuel de Baudéan, seigneur d'Aux.

"Les Anglais, ayant pris la ville, s'étaient si bien gorgés de vivres et de vin qu'ils ne faisaient nulle garde". Monlezun les surprit et en tua le plus grand nombre. L'ennemi demanda une bataille qui eut lieu sur les hauteurs de Goutz. "Des anglais n'en resta nul en vie, et de l'autre se perdirent force gens dont les neufs fils de Monlezun à qui il ne resta qu'une fille, qui épousa Anibal de Baudéan". Une croix fut élévée sur " lou camp de la batailho", à laquelle jusque la mi XXe siècle, on se rendait en pocession (d'après Pierre PRIMI).

En 1456, Monlezun de Saint Lary vend ses droits sur Miélan des Castenau-Laloubère: par la suite entre 1560 et 1563 Arnaud d'Antin acquiert les droits de Castenau et après que le roi eut cédé sa part en 1640, les Antin deviennent seuls seigneurs de Miélan en 1646.

Au XVIIIe siècle, la modeste bastide de Miélan connaît une notoriété nettement disproportionnée par rapport à son importance territoriale et démographique en devenant capitale du duché d'Antin.

Les trois ducs successifs conservent le statut à la bastide. Faute de descendance mâle, en 1787, la comtesse de Duffort-Civrac hérite du duché, qui est vendu en 1787 au comte Louis Pantaléon de Noé qui en est dépouillé deux ans plus tard par les évènements révolutionnaires de 1789.

Pendant la Révolution est constitué un club révolutionnaire " la société populaire montagnarde et régénérée de Miélan".

Les volontaires de la ville appartiennent au 3e Bataillon du Gers qui va combattre sous les ordres du Général Frégeville.

Napoléon de retour de Bayonne où il a installé son frère Joseph roi d'Espagne, il traverse Miélan le 24 juillet 1808. L'Etat - Major de Soult a séjourné dans la bastide une dizaines de jours en mars 1814, avant de mener des combats retardateurs contre les Anglais de Wellington.

Le coup d'état du 2 décembre 1851 suscite à Miélan une véritable insurrection. Le jeudi 4 décembre, les gendarmes sont tenus prisonniers dans la gendarmerie et une commission révolutionnaire hisse le drapeau rouge à a mairie. La campagne ne suit pas et le 6 août tout rentre dans l'ordre. La commission de répression déporte dix sept Miélanais en Algérie.

La ville a atteint sa population maximale en 1856 avec 2054 habitants. On achève sous le Second Empire la démolition du reste de l'enceinte et de nouvelles rues sont tracées.

La mairie actuelle remplace l'ancienne halle/maison commune construite en bois; la vieille église Saint Barthélémy avec sa tour carrée est remplacée par l'édifice que nous connaissons.

Les travaux de l'église débutent en 1837, mais le clocher n'est terminé qu'en 1900, à cause d'un financement difficile, finalement bouclé grâce à un don substantiel de Madame Brauhauban née Dutroq.

Une chapelle Saint Jean destinée à rappeller la première église de la bastide, est construite en 1823 par l'Abbé Pradère, à proximité de l'ancien emplacement.

Les ambans (couverts) du tour de la place de la mairie datent du XVIe siècle.

Quelques maisons à encorbellemnt en ville et dans la périphérie donnent un caractère romantique à la cité.

Des vestiges du Duché restent la maison du Bailli et des maisons cossues le long de la R21, construites au XVIIIe siècles lors du percement de la nouvelle route royale.

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Date de dernière mise à jour : 20/05/2013

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×